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Suis-je addict au s**e ?

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« Je ne peux pas m’empêcher de penser au s**e à tout moment, même au travail et j’ai envie de faire l’amour plusieurs fois par jour », explique Didier, 48 ans. Le Dr Catherine Solano, sexologue et andrologue à l’hôpital Cochin, lui répond.

« Je pense au s**e à tout moment de la journée. À la maison, je surfe sur des sites X et j’ai tout le temps envie de faire l’amour. Lorsque ma femme me repousse, je ne peux pas m’endormir et je sors pour me soulager. C’est comme une drogue » raconte Didier, en se demandant s’il est un « s*x-addict ».
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L’hypersexualité peut être due à certains médicaments

Un élément est important à connaître pour pouvoir vous répondre : l’hypersexualité que vous décrivez existe-t-elle depuis toujours ou est-elle d’apparition plus récente ? En effet, certains médicaments, comme ceux prescrits contre la maladie de Parkinson, peuvent entraîner ce type de comportement et, plus largement, ce que l’on appelle les « troubles du contrôle des impulsions » (TCI), comme la boulimie, le jeu compulsif et diverses addictions. Environ 17 % des personnes traitées par ces médicaments pourraient être concernées. Il est donc nécessaire de faire le point sur les traitements que vous suivez éventuellement.
Un besoin et non plus un plaisir

En fait, vous décrivez une addiction. Il ne s’agit pas simplement d’hypersexualité, mais d’un schéma de fonctionnement dont vous n’êtes pas libre de sortir : sans sexualité, vous ne pouvez vous endormir, c’est, dites-vous, « comme une drogue ». Or, lorsque la sexualité devient un besoin et non plus un plaisir, on se trouve dans l’addiction et la dépendance, définies par une perte de liberté.

L’autre aspect, c’est qu’au lieu de vous prodiguer du plaisir comme c’est normalement le cas, la sexualité est davantage une source de sensations douloureuses liées au manque, que d’agrément.
L’hypersexualité peut être liée à un manque affectif

Certaines personnes ont probablement un terrain qui prédispose aux addictions. Mais cela ne suffit sans doute pas à tout expliquer. Le problème est souvent associé à un manque émotionnel profond, c’est-à-dire à des besoins affectifs n’ayant pas été comblés et laissant donc un creux au fond de soi.

Cela provient la plupart du temps de l’enfance, lorsque l’on ne s’est pas senti suffisamment aimé, valorisé… Il reste alors une insatisfaction profonde qui peut titiller en permanence.
Le cerveau cherche des solutions contre l’angoisse

Le vôtre a trouvé la solution de la sexualité : un rapport s****l vous apporte une certaine reconnaissance (vous êtes désirable) et peut vous donner, l’espace de quelques instants, le sentiment de compter. Ce sentiment est perçu par votre cerveau comme réparateur, parce qu’il lui fait du bien. Mais une sexualité compulsive n’apporte pas suffisamment d’affects (sentiments) pour que votre manque soit comblé. Alors, il faut recommencer, encore et encore, car l’angoisse et le malaise reviennent rapidement.
Ce que vous pouvez faire…

La solution, c'est un travail intérieur. Un psychiatre formé en addictologie pourra vous aider à retrouver confiance en vous. Au cours du traitement, vous apprendrez peu à peu à vous sentir digne d'être aimé, ce qui diminue le besoin d'actes compulsifs.
Un sevrage est souhaitable. Éviter les conduites addictives permet de rééduquer les circuits du cerveau activés par l'addiction : moins on les fait fonctionner, plus ils s'affaiblissent. Il existe des groupes de dépendants sexuels apportant un soutien dans ce domaine.
Un médicament peut aider. Il est possible qu'un médicament comme le baclofène, un myorelaxant parfois utilisé dans le traitement de l'alcoolisme, agisse sur cette addiction. Il est prescrit par des médecins, uniquement selon un protocole précis.
Un groupe pour en parler. La fraternité des dépendants affectifs et sexuels anonymes organise des réunions de groupe pour sortir de la dépendance.

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Bonjourdakar

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