Accueil Actualités Reprise des cours le 2 juin : Ibrahima Felix Mboup parle « d’hypothétique »

Reprise des cours le 2 juin : Ibrahima Felix Mboup parle « d’hypothétique »

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Étant donné que la stratégie de lutte contre Covid-19 a changé dans la mesure où on nous met devant nos responsabilités, il va falloir que chacun change de fusil d’épaule et revoie sa conduite quotidienne .Le renforcement de la surveillance des écoles et la protection des apprenants , enseignants et personnels d’encadrement sont devenus essentiels.Apprendre à vivre avec le virus , à l’affronter voire le domestiquer , est aujourd’hui à l’ordre du jour , si l’on sait que notre État n’a pas les moyens de faire face aux dépenses sociales que demande la croisade contre le Coronavirus.

Fermer les écoles n’est pas la bonne option, certes . Mais, les rouvrir doit s’accompagner de mesures préventives on ne peut plus efficaces.Mais ,parmi ces mesures figure une qui semble relever du détail alors qu’elle revêt une importance capitale .Dans la perception du monde , le détail fait sens et essence . Mais , cela ne peut être compris que de ceux qui cogitent et dépassionnent le débat . Aucun acteur du système n’ a vu cet aspect important de la reprise des cours .Cela ne me surprend pas , car la question des maladies professionnelles qui occupe une place centrale dans l’ergonomie, ne figure jamais en bonne place dans les plateformes revendicatives de nos syndicats, où pour la plupart des cas, la littérature tarit de plus en plus. Cette question, dont personne n’ a encore fait cas dans l’analyse , est, bien entendu, celle du suivi psychologique des personnels des écoles . La France a bien pris en compte cette donne dans ses stratégies de riposte contre la pandémie, dès le  début de sa propagation.La non-prise en compte de la question ne me surprend pas dans la mesure où , excepté les écoles dont on dit d’excellence ,on ne voit pas l’ombre d’un assistant social ou d’un  psychologue-conseiller . L’aspect psychologique dans la dimension éducative ne doit nullement être négligé.Le phénomène des crises d’hystérie en séries dans nos écoles au milieu de l’année consécutives d’un trop- plein de charges chez les élèves dénote le manque de sérieux dans la prise en charge psychologique des apprenants .Le suivi psychologique ne peut se faire sans une bonne politique de communication . Celle -ci doit être axée sur la vérité et la convocation du passé épidémiologique .Il urge , pour se faire de faire appel à l’expertise de ceux qui ont travaillé sur l’histoire des maladies , parmi qui on peut citer le Pr Mor Ndao ,dont le parcours exceptionnel ne fait l’objet d’aucun doute . Mais aussi , il va falloir que nos médias surtout nos télévisions ne nous plongent pas dans les litanies d’affabulations et dans la propagande religieuse à outrance , mais fassent privilégier la parole scientifique par rapport à la parole épique . Si nous insistons sur le suivi psychologique , c’est parce que dans les panels que nous partageons avec des enseignants , il ressort, des interventions des uns et des autres , une panique insurmontable et de profondes inquiétudes .Et dès lors , il est plus que nécessaire de songer à l’équilibre mental des soldats du savoir , des multiplicateurs d’âmes que sont les enseignants. D’autant plus que la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs incombe aux organisations syndicales, il est impératif que celles-ci songent à la situation psychologique de leurs membres déboussolés par la décision peu réfléchie de l’autorité de les amener à reprendre la craie, le 2 prochain.

Félix MBOUP
Xibaaru

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