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Port du masque dans la rue « recommandé » par le ministre de la Santé

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est prononcé ce mercredi pour le port du masque en extérieur dans des endroits très fréquentés. Certaines villes touristiques l’ont devancé en prenant des arrêtés municipaux qui rendent le port du masque obligatoire dans les rues de leur commune.

Alors qu’il était en déplacement dans les Yvelines ce mercredi, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est prononcé pour le port du masque en extérieur « dans les lieux fréquentés ». « L’OMS reconnaît depuis quelques jours un risque sérieux de transmission aérosol du virus. Ce qui veut dire que le port du masque, lorsqu’il y a une concentration de personnes, je le recommande » a-t-il déclaré.
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Un certain nombre de maires de communes touristiques ont, quant à eux, choisi de rendre le port du masque obligatoire dans les rues de leur ville, afin de lutter contre le relâchement de la population et de réduire le risque de nouveaux clusters. La situation épidémiologique est en effet marquée par une circulation virale toujours soutenue en France et chaque jour, plus d’une centaine de personnes malades Covid19 sont admises à l’hôpital.
Masque obligatoire : dans quelles villes ?

Le maire de La Rochelle a été le premier à prendre un arrêté municipal qui rend obligatoire le port du masque pour les plus de 11 ans dans le périmètre touristique et commerçant du centre-ville. Même obligation dans les zones touristiques de Concarneau, en Bretagne, dans les allées piétonnes d’Argelès-sur-mer, dans les Pyrénées orientales, dans les rues du Grau-du-Roi, dans le Gard ou encore les rues de Locronan et Morgat, 2 communes du Finistère. D’autres communes ont simplement étendu le port du masque obligatoire aux marchés en plein air : comme à Cannes, ou dans une trentaine de communes du Finistère.

A Quiberon, après la découverte de plusieurs cas de coronavirus, la ville est placée en cluster ce vendredi. Il est désormais obligatoire de porter un masque dans les artères les plus fréquentées de la ville ainsi que sur les marchés. Idem dans les rues étroites du Mont-Saint Michel, où le maire a annoncé que le port du masque est désormais obligatoire de 10h à 18h, et ce, jusqu’au 30 septembre. Au Canet-en-Roussillon, après avoir imposé le port du masque sur les marchés, le maire l’a également rendu obligatoire sur l’artère connue comme « rue de la soif » jusqu’au 31 août prochain.

D’autres communes viennent se greffer petit-à-petit à cette liste, c’est le cas de : Le Touquet, Annecy, Nice, Cabourg, Noirmoutier, Caen, Trouville, Deauville.
Vidéo : où faut-il porter le masque ?
Masques gratuits : qui peut en bénéficier ?

« L’Etat a tôt distribué 5 millions de masques gratuits par semaine, via les centres communaux d’action sociale. Nous allons réenclencher la distribution de masques gratuits à l’intention du public précaire, notamment le public qui bénéficie de la complémentaire santé solidaire » a déclaré ce mardi le ministre de la Santé Olivier Véran lors de la séance de questions de l’Assemblée nationale. Le lendemain, il a apporté quelques précisions en annonçant que 40 millions de masques réutilisables seront envoyés gratuitement aux 7 millions de Français les plus précaires. La distribution de ces masques se fera par l’intermédiaire de La Poste, qui s’est engagée à envoyer ces masques réutilisables 30 fois directement au domicile des personnes concernées « dans les prochains jours », a ajouté le ministre sur le plateau de France 2.

Il par ailleurs rappelé que les 2 millions de Français qui souffrent de pathologies qui les fragilisent face au coronavirus, peuvent se faire rembourser les masques chirurgicaux prescrits par leur médecin et distribués en pharmacie.

Pour le reste de la population, pas question de se faire rembourser les masques. « L’Etat et le contribuable français n’a pas vocation à payer des masques pour tout le monde, tout le temps » a souligné Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée mardi soir.

De son côté, la présidente de la région Ile-de-France, qui était l’invitée de l’émission « les 4 Vérités » sur France 2 ce mercredi matin, a annoncé que les 500 000 lycéens franciliens recevront 2 masques lavables à la rentrée prochaine. Une distribution qui sera élargie aux associations caritatives qui travaillent en lien avec la Région.
La liste des lieux où il faut porter le masque

Le port du masque est obligatoire dans « tous les établissements recevant du public clos, en particulier les commerces » depuis hier, lundi 20 juillet. Le Décret a été publié dimanche et est entré en vigueur ce lundi. Olivier Véran a précisé sur Twitter, la liste des lieux où il est obligatoire de porter un masque :

Toutes les salles qui accueillent du public (salles de conférences, de réunions, de spectacles) et cinémas
Les restaurants et les cafés
Les commerces et centres commerciaux
Les salles de jeux
Les établissements de formation, les centres de vacances, les centres de loisirs
Les centres de documentation et bibliothèques
Les établissements sportifs couverts
Les musées
Les établissements de plein air
Les chapiteaux, tentes et structures
Les gares
Les hôtels-restaurants d'altitude
Les établissements flottants
Les refuges de montagne
Les banques et les services administratifs
Les marchés couverts

Que se passe-t-il si on n’a pas de masque ?

Comme c’est déjà le cas dans certains magasins qui avaient pris les devants, l’accès au lieu public peut vous être refusé. L’obligation du port du masque a aussi été assortie d’une amende de 135 euros en cas de refus d’obtempérer.

Pour aider les gérants à prévenir leur clientèle, un écriteau « Ici, le port du masque est obligatoire » est mis disponible en téléchargement, sur les sites du gouvernement et du ministère de la Santé.
L’Afnor fait appel à la Compagnie Créole

Pendant le confinement, pour inciter le grand public à porter un masque barrière, l’Afnor avait publié un tuto de masque en tissu largement repris par les couturières professionnelles et amateurs. Ce 21 juillet, pour encourager au port du masque devenu obligatoire dans les lieux publics clos, l’organisme de normalisation a fait appel à la Compagnie Créole qui a revisité son tube « Le Bal masqué » pour le mettre au goût du jour. Clémence Brington, la chanteuse du groupe, s’est personnellement impliquée pour partager un message de prévention dans sa chanson rebaptisée « Sortons masqués ».
Tout a commencé par une tribune de médecins

Il y a 15 jours, 14 médecins demandait dans une tribune publiée en exclusivité par Le Parisien que le port du masque soit rendu obligatoire dans les lieux publics clos. Dans son intervention du 14 juillet, le président avait annoncé être favorable à cette mesure à compter du 1er août. Nous avons des signes que ça repart un peu » avait-il déclaré. « On le fait dans les transports, ça marche très bien, mais c’est un peu erratique dans les lieux publics clos. Cela veut dire qu’il faut que les choses s’organisent » avait-il ajouté.

Intitulée « Masqués mais en liberté », cette tribune remarquait qu’aujourd’hui, « la tentation est grande (…) d’oublier le virus, de profiter de l’été, des plages, des soirées entre amis et de la proximité retrouvée. Malheureusement le virus, lui, ne nous oublie pas, et cherche encore à se répandre partout où il le peut ».

« Quand les clusters seront plus nombreux et non contrôlables, il sera trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet. La deuxième vague de demain se prépare donc aujourd’hui » ajoutent les médecins, qui expliquent « qu’une mesure de prévention efficace est le respect des gestes barrières dans les lieux clos très fréquentés. Le port du masque est ainsi une condition importante pour limiter la diffusion du virus ».
« Nous, soignants, (…) ne voulons plus compter les morts »

À l’heure actuelle, alors que le virus continue à circuler en France, le port du masque est « seulement » obligatoire dans les transports en commun, dans les établissements scolaires pour les enseignants, dans les bars et les restaurants pour le personnel et pour les clients, et dans les Ehpad pour les visites.

Les signataires de « Masqués mais en liberté » (les principaux étant le Pr. Antoine Pelissolo, psychiatre, et le Dr. Jimmy Mohamed, médecin généraliste) demandent aujourd’hui un port du masque obligatoire dans tous les lieux publics fermés – cinémas, musées, restaurants, bars, supermarchés…

Et leur message est fort : « nous, soignants, serons à vos côtés pour vous prendre en charge comme nous l’avons fait pendant la première vague, mais nous ne voulons plus compter les morts comme nous avons dû le faire ». « Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour vos parents plus âgés, votre frère ou sœur hypertendus ou vos proches fragiles chez qui le virus pourrait être mortel » : message reçu !

De son côté, l’Académie nationale de médecine recommandait la semaine dernière d’instaurer l’obligation du port du masque dans les lieux tels que définis dans le texte réglementaire sur la prévention du tabagisme passif (commerces, restaurants, hôtels), ainsi que dans les milieux de travail où la distanciation physique peut difficilement être respectée. Une obligation qui doit être assortie, selon l’Académie, d’une vaste campagne d’information rappelant que le port du masque « grand public » est un geste altruiste destiné à protéger son entourage et que, pour cette raison, il n’a pas de caractère facultatif.

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