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Gestion du #Covid-19 : l’impérieuse nécessité de fermer les frontières et d’interdire les rassemblements religieux

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En déclarant hier le Covid-19 une pandémie, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a longtemps hésité à franchir ce pas, a donné un signal très fort aux pays du monde. Sauf que le décryptage de ce message ne s’entoure pas de la même rigueur chez tous. Pendant que des pays ferment leurs frontières, malgré leur avancée sur le plan économique, scientifique et médical, le Sénégal continue d’importer le virus à partir de son seul aéroport. La situation devient alarmante et tout laisse à croire que le Sénégal est dans l’œil du cyclone. Ce semblable d’accalmie n’est peut-être que le calme avant la tempête si les manifestations religieuses continuent d’avoir lieu.

Il n’y a que le manque de rigueur qui peut expliquer l’entrée facile des cas positifs en terre sénégalaise. Le dernier état de la situation fait par le ministère de la santé, loin d’être l’état final de l’infection, doit interpeler les autorités au plus haut point. Depuis la déclaration du premier cas au Sénégal, le peuple s’est montré solidaire au gouvernement, et s’est gardé de toutes critiques. Cependant, la légèreté notée par rapport au dispositif de surveillance au niveau de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est à déplorer.

Le virus est en train de voyager de partout dans le monde. Alarmées, les plus grandes nations se recroquevillent sur elles-mêmes et prennent des mesures drastiques. Pendant que l’Italie, principal foyer de la maladie en Europe, s’isole du reste du monde et que les Etats-Unis ferment leurs frontières aux ressortissants européens, le Sénégal continue de recevoir des vols venant de pays frappés de plein fouet par le virus.

Face à la mondialisation du Covid-19, le risque de contamination devient plus grand mais nos autorités ne tablent que sur la communication/sensibilisation pour faire face. Pourtant, là ne réside pas le vrai problème. Ce n’est pas pour rien que l’Arabie Saoudite a annulé la Oumra (petit pèlerinage) etprobablement le Hajj (grand pèlerinage) pour cette année. Ce pays a d’ailleurs annoncé, il y a quelques jours, la chute bu baril du pétrole liée à cette désormais pandémie du Covid-19qui ravage tout sur son passage.

Des mesures jusque-là inimaginables sont prises de partout pour parer à la fuite à grande vitesse de l’infection. La France ferme des écoles et universités, l’Espagne suspend la Liga et l’Uefa envisage de faire de même pour la Ligue des Champions et la Ligue Europa. Même le sport, érigé au rang de religion en Europe, subit sans pitié les affres de l’infection et toute l’économie sportive s’en trouve bloquée.

Quand le Sénégal verse dans l’expectative

Alors la question qui nous interpelle est celle-ci : Pourquoi le Sénégal ne ferme-t-il pas ses frontières ? Il est loin d’être suffisant d’appeler au calme et à la culture de l’hygiène pour y faire face. Les vraies mesures relèvent de l’action des autorités. Aujourd’hui qu’on annonce une dizaine de cas positifs au Sénégal, le président Macky Sall, bien qu’alarmé par la tournure que prennent les nouveaux développements de la maladie, axesa communication de ce 12 mars 2020 sur la sensibilisation et l’hygiène, leur thème de prédilection. Or, le service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann ne compte que 12 lits. Douze petits lits pour une population de 16 millions de personnes, quel tableau !

C’est là qu’il faut concentrer le travail maintenant. Fermer les frontières et arrêter d’appeler à la sérénité à qui veut se protéger de la pandémie. C’est à un sauve-qui-peut global qu’on assiste. Les conséquences de cette situation sont inestimables : tous les pays sont à terre, tout le monde prend ses jambes à son coup, pour limiter les dégâts (il y en aura beaucoup). Pendant que l’Arabie Saoudite interdit des rassemblements tels que le Hajj et la Oumra, et que l’Iran interdit les prières de vendredi, nos autorités sont dans l’expectative à la question d’interdire des rassemblements religieux tels que le Kazou Rajab, la Ziarragénérale, ou encore l’appel de MameLimamou Laye.

Ce laxisme et cette fuite en avant de l’Autorité publique devant les autorités religieuses risquent de ne causer que des dégâts si jamais le virus se répand au cours des manifestations. Gouverner c’est prévoir, mais faute d’action, le Sénégal filera tout simplement vers l’hécatombe.

Par Ababacar Gaye/SeneNews

kagaye@senenews.com

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