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Covid-19 en banlieue: Les populations ont le choix entre rentrer à pied ou par charrette

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Les effets des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le coronavirus commencent à se faire sentir durement par les populations. Et ce sont nos compatriotes qui empruntent les moyens de transport public qui sont les plus impactés. C’est un véritable calvaire qu’ils vivent depuis hier. Entre Pikine, Thiaroye, Yeumbeul, Guédiawaye…, le spectacle était surréaliste. Des centaines d’hommes et de femmes obligés de rentrer à pied, faute de voitures. En effet, plusieurs chauffeurs ont préféré garer leurs véhicules que de «rouler à perte», comme ce chauffeur de Tata. «Hier, à la fin de la journée, après avoir payé l’essence et les charges, il ne me restait que 3000 F Cfa. Dans ces conditions, je préfère garer la voiture et en profiter pour l’amener au garage», dit-il. Et c’est la même chanson chez beaucoup de conducteurs de cars Ndiaga-Ndiaye (trajet Sicap-Fann) accrochés, qui disent ne pouvoir «rouler à moitié vide», alors que même avec leur capacité normale, ils avaient déjà du mal à s’en sortir. En effet, les voitures de transport (Tata, Ndiaga-Ndiaye et autres) sont obligés maintenant de ne transporter que la moitié de leur capacités (12 passagers pour les voitures de 25 places, par exemple). En plus, les chauffeurs, les apprentis, comme les passagers doivent porter des masques, des gants durant tout le trajet. Même les charrettes servaient de moyens de transport Devant cette situation de manque de moyens de transport, c’était la ruée et la confusion totale dans les garages de la banlieue, à l’instar de Pikine Texaco. A chaque fois qu’une voiture se pointe, c’est à une bousculade monstre qu’on assiste. Et à défaut de voitures, certains se sont rabattus sur les charrettes. Ces dernières se sont positionnées dans beaucoup de localités de la banlieue, entre Pikine, Thiaroye, Yeumbeul…avec des tarifs allant jusqu’à 200 F par personne. Et ceux qui n’avaient ni voiture ni charrette, ont été obligés, après une attente infernale, de se résoudre à rentrer à pied. Sur tous les grands axes de la banlieue, le décor était le même, des centaines de gens marchant pour regagner leurs domiciles. Car ne pouvant pas attendre une voiture qui n’arrivera peut-être pas ou tardivement, alors que l’heure du couvre-feu approchait. «L’heure du couvre-feu approche. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’attendre alors qu’on n’est pas sûr d’avoir une voiture», soutiennent-ils ça et là.  
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