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Comment savoir si j’ai le #coronavirus ?

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Avec ce test en ligne, vous pouvez évaluer vos risques d’avoir le coronavirus. Difficultés à respirer ? Sensation de fièvre ? … Le questionnaire qui s’appuie sur les recommandations du ministère de la Santé, vous conseille et vous oriente.

De quoi s’agit-il ? Ce questionnaire en ligne permet de savoir quelle attitude adopter en cas de suspicion de coronavirus. Lancé par la start-up spécialisée en médecine personnalisée Nabla, il s’appuie sur une équipe d’ingénieurs et médecins, sous la direction médicale des docteurs Anne-Laure Rousseau et Stanislas Harent, infectiologue. « Notre objectif est d’aider les personnes inquiètes à trouver la bonne information selon leur situation, explique Alexandre Lebrun, co-fondateur de Nabla. Pour cela nous proposons un « symptôme checker » simple, entièrement calqué sur les recommandations d’orientation des cas suspects de Covid-19 mises à jour quotidiennement par le ministère de la Santé et diffusé aux professionnels de santé ». Fiable donc.
Concrètement, comment ça marche ?

Vous entrez vos symptômes (difficultés à respirer, toux, fièvre) et répondez à des questions simples : « avez-vous été en contact étroit avec un cas confirmé ? », « avez-vous voyagé lors des 14 derniers jours ? », etc. En quelques minutes, l’outil qui ne se base pas sur de l’intelligence artificielle mais sur un simple questionnaire, apporte une conclusion (pas d’élément de gravité, possible syndrome de détresse respiratoire aiguë, etc.) et des conseils personnalisés, notamment un rappel des gestes barrière.

« Quand les premiers patients atteints du coronavirus ont été détectés en France, nous avons assisté à un afflux de questions (je tousse, est-ce normal ? j’ai des symptômes, comment me soigner ? …) envers les professionnels de santé, laissant au second plan les autres problèmes de santé, observe le Dr Anne-Laure Rousseau, médecin vasculaire (Hôpital européen Georges Pompidou). Un patient qui tousse, qui n’a jamais été en zone à risque ou en contact avec une personne infectée mais qui s’inquiète, une personne en bonne santé revenant d’Italie et qui ne sait pas quoi faire… » En somme, des questions qui pointent »la difficulté des gens pour accéder aux informations, à la fois surabondantes et éparses. »
Le premier objectif est de rassurer

Un questionnaire pour éviter de psychoter ? « Une fois qu’on a la bonne information de ce qu’il faut faire, cela apaise. C’est l’inconnu qui angoisse », souligne Anne-Laure Rousseau. Autre objectif : orienter les personnes afin qu’elles bénéficient de la meilleure prise en charge possible. « Plus largement cela permet de diminuer les contaminations interhumaines, en évitant aux personnes susceptibles d’être contaminées de se rendre dans la salle d’attente du généraliste ou aux urgences et de transmettre le virus à des patients non contaminés », explique Anne-Laure Rousseau. « Au-delà de ça, si le manque d’information et l’angoisse conduisent les gens à appeler le Samu, ce ne sera pas efficient pour le système de santé et on risque de voir trop tard les patients les plus graves », souligne encore le médecin. Enfin, l’outil permet de rappeler et diffuser les messages de prévention, comme le lavage des mains ou les indications pour porter un masque.
Vers un déploiement de la télémédecine en stade 3 ?

Ce type de questionnaire, comme les plateformes de consultation à distance, est d’autant plus utile en stade épidémique 3. Rappelons à ce stade, les tests de dépistage ne sont plus systématiques et que les cas sans gravité sont pris en charge en ambulatoire afin de ne pas saturer les capacités d’hospitalisation des établissements de santé et de mieux prendre en charge les cas sévères. « La médecine à distance présente un fort intérêt pour les gens qui vont bien, commente Alexandre Lebrun. L’idée c’est qu’ils n’aillent pas chercher l’information à un endroit où ils peuvent attraper l’infection, chez leur médecin notamment. Si l’épidémie se développait les approches de machine learning pourraient être d’une grande aide pour limiter la diffusion du virus.» En outre, selon Anne-Laure Rousseau, les personnes qui pourraient rester à domicile car elles ne présenteraient que des symptômes mineurs pourraient accéder à des outils de télémédecine utiles pour le suivi. Et d’ajouter : « Pouvoir assurer certains des éléments du suivi à distance pourra éviter les transmissions interhumaines et être utile pour les personnels de santé qui pourraient être particulièrement exposés au virus au 3 e niveau du risque épidémique. »

En Angleterre le NHS a lancé une plateforme équivalente avec un questionnaire d’orientation des cas suspects, en lien avec les autorités de santé. « Aujourd’hui, la communauté médicale est partante. J’espère que l’on pourra rapidement apporter une aide aux gens, en lien avec les principaux acteurs, le Samu, le gouvernement, etc., commente Anne-Laure Rousseau.

Alors que les cas de coronavirus progressent en France, le sentiment d’angoisse est de plus en plus présent chez les Français. Selon un sondage Ifop/IllicoMed, 61% se disent inquiets « pour eux et leur famille ». Une angoisse somme toute bien compréhensive mais qui ne doit pas faire paniquer. Ce que confirme l’OMS dans ses conseils au grand public : « il est compréhensible que vous puissiez être stressé ou anxieux du fait de cette situation. Vous devez donc vous en remettre aux faits pour déterminer exactement les risques que vous encourez afin de prendre des précautions raisonnables. »

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