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Ce que la Police reproche à Thione Niang

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Nous en savons un peu plus sur le différend qui oppose Thione Niang à la police. Après la version de l’ancien volontaire de la campagne de Barack Obama qui accuse la police de harcèlement sans cause jusque chez lui, proches de la police évoquent une autre thèse. En effet, la police reproche à Thione Niang d’exploiter, sans autorisation, une auberge à Sendou. Après la polémique née de cette affaire, le Bureau des relations publiques de la police a publié un communiqué détaillé de sa version des faits, accusant Thione Niang de vouloir induire l’opinion et les autorités en erreur. Rewmi.com vous propose le communiqué dans son intégralité.   « Ce jour, 02 février 2020, un individu très remonté a fait circuler sur les réseaux sociaux, une vidéo pour déclarer être victime d’harcèlements de la part des policiers du Poste de Police de Bargny.
Dans ladite vidéo, il reproche aux policiers des visites répétitives et sans objet à son auberge « Sendou International House » dans le seul but de lui soutirer de l’argent.
Les accusant de corrompus, il les a menacés de mort par arme à feu, si toutefois, ils se permettraient de revenir sur les lieux.
Il nous revient, donc, de donner les vraies raisons d’un tel agissement.
En effet, dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2020, un contrôle de routine a été effectué au lieu-dit. Il s’est, alors, avéré que l’auberge ne détient aucune autorisation administrative. La seule pièce fournie par le co-gérant, lors du contrôle, est une attestation de dépôt délivrée par le Ministère du Tourisme, en date du 13 décembre 2019.
Mieux, l’auberge ne dispose ni de registres, ni de fiches de Police. Ce qui constitue une violation de la loi en vigueur.
L’audition du co-gérant a montré que l’exploitation de l’auberge a débuté, depuis un certain temps, et que des clients ont pu bénéficier des offres proposées, à savoir, les chambres de passe, les restaurants, le bar, comme en atteste les témoignages recueillis auprès de certains d’entre eux.
Après constat de ces manquements, une convocation pour audition, lui a été servie, mais il n’a pas jugé utile de déférer à celle-ci.
De l’économie de tout ceci, il ressort que le monsieur chercher à jeter la confusion dans la tête des autorités et des populations, car conscient de violer la loi 94-15 du 24 janvier 1994, relative à la police des débits de boisson, son décret d’application N° 97-338 du 1er avril 1997, ainsi que le décret N°2005-145 du 02 mai 2005, portant règlementation des établissements d’hébergements touristiques.
L’autorité judiciaire, avisée des faits, a instruit l’ouverture d’une enquête.
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